La Commission Internationale de Droits de l’Homme pour les Gays et Lesbiennes nomme un nouveau directeur exécutif

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Photo: Joel Greenberg

(NEW YORK)— La Commission internationale gay et lesbienne des droits de l’Homme (IGLHRC), une organisation qui, depuis 22 ans, a vocation de soutenir les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenre (LGBT) dans le monde entier, annonce aujourd’hui la désignation de Jessica Stern comme directrice exécutive. Stern, qui a occupé antérieurement les postes de directrice exécutive par intérim et de directrice de programmes, est une meneuse émergeante et innovatrice du mouvement international des droits de l’Homme.

« L’expérience que Jessica a démontré dans l’avancement des droits de l’Homme au niveau international et sa forte connaissance des mécanismes globaux des droits de l’Homme s’alignent parfaitement avec les besoins des mouvements LGBT d'aujourd'hui » s’est exprimé Todd Larson, coprésident du conseil d’administration de l’IGLHRC. « Jessica apporte une vision profonde, une intelligence et une vitalité progressiste au rôle de directrice exécutive. Nous sommes très heureux de l’avoir au timon de nos efforts pour améliorer la vie des personnes LGBT du monde entier. »

Au cours des dernières années, d’importants avancements ont eu lieu en matière de droits LGBT au niveau local, régional et international, et la collaboration de Stern avec des défenseurs des droits de l’Homme du monde entier, en représentant l'IGLHRC, ont entre autres permis de faire avancer ces développements historiques.

Stern a mené avec succès la dernière année de la campagne de l'IGLHRC pour obtenir une accréditation officielle de l’ONU. Depuis l’obtention de ce statut, Stern a supervisé les engagements de l'IGLHRC auprès de l’ONU, ce qui a inclus la collaboration, l’édition et le soutien des contre-rapports qui documentent et exposent des violations aux droits des personnes LGBT dans 18 pays. À chaque fois, ces efforts ont généré de réprimandes de la part des gouvernements évalués. De même, sous la direction de Stern, l'IGLHRC s'est allié à des activistes du monde entier pour promouvoir la rétention du terme « orientation sexuelle » d’une résolution qui condamnait les exécutions extrajudiciaires – dans l’un des scrutins les plus palpitants en matière de droits LGBT dans l’histoire de l’ONU – et a travaillé en coalition pour passer la première résolution de l’ONU à condamner les violations des droits fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

Stern a corédigé un mémoire Amicus curiaesur le cas de Karen Atala et ses filles contre l’Etat du Chili, qui a avancé l’argument utilisé plus tard par la Cour interaméricaine des droits de l’Homme dans une décision historique qui a établi que l’orientation sexuelle et l’identité de genre sont des catégories protégées par la Convention américaine relative aux droits de l’homme.

Le travail de Stern démontre que la coordination régionale et la pression internationale soutiennent le changement domestique. Lorsqu’un couple a été arrêté en décembre de 2009 au Malawi pour ce qui a été perçu comme une cérémonie d'engagement entre personnes du même sexe, Stern a engagé une série d’interventions accompagnées tout au long des années qui ont suivies, dont un plaidoyer conjoint avec des leaders du Malawi à l’ONU et devant la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples. Le couple, qui aurait été condamné à 14 ans de prison, a été acquitté, et en avril 2012, la présidente actuelle Joyce Banda a annoncé son intention de décriminaliser la sodomie.

« Je suis très honorée et touchée par cette nomination, » a dit Stern. « Ma vision pour l'IGLHRC c’est que où que le pouvoir soit – gouvernement, travail, ou famille – les personnes LGBT puissent être là aussi, puissent exiger que nos droits soient protégés, que nous puissions vivre en sécurité, et que le monde reconnaisse notre dignité. »

« En tant que directrice exécutive, Jessica va non seulement poursuivre le travail qu’elle a déjà accompli, mais aussi l'intensifier » a dit Dorothy Sander, coprésidente du conseil d’administration de l’IGLHRC. « C'est un leader en mouvement. »

Contexte Biographique

Stern commence sa carrière en tant qu'organisatrice communautaire dans les quartiers pauvres du nord de Philadelphie au sein de la Kensington Welfare Rights Union, et militante pour la réforme électorale au Centre pour les droits constitutionnels à la suite de l'élection présidentielle américaine en 2000. En 1999, Stern devient membre collectif fondateur et co-directrice de Bluestockings, alors unique librairie féminine de New York, qui œuvrera à donner naissance à une génération d'écrivains, d'artistes et de militants à l'avant-garde du travail sur le genre et la sexualité. Elle joue un rôle central dans diverses organisations basées aux États-Unis ; elle est entre autres pendant presque dix ans membre du conseil d'administration de Queers for Economic Justice, une organisation s'appuyant sur le système de refuges de la ville de New York qui travaille à l'intersection entre la sexualité et l'économie. Le 19 septembre dernier, elle contribuait au lancement de A New Queer Agenda, un journal publié par le Barnard Center for Research on Women auquel elle a participé sous forme d'un article : “Voilà à quoi ressemble la Pride : Miss Major et la violence, pauvreté, et l’incarcération des femmes transgenres à faibles revenus ».

Au niveau international, Stern commence par travailler avec le Center for Women’s Global Leadership, un institut de l'université de Rutgers qui a fondé la campagne « 16 jours d'activisme contre la violence de genre ». De là, elle déménage à Montevideo, en Uruguay, pour travailler pour Control Ciudadano, une coalition ayant pour but de s'assurer que les gouvernements rendent des comptes de leurs engagements dans le cadre de la Fourth World Conference on Women (Quatrième conférence mondiale sur les femmes), à Pékin, et du World Summit for Social Development (Sommet mondial pour le développement social) à Copenhague. Pour Amnesty International elle a étudié et aidé à développer le rapport « Stonewalled », au sujet des brutalités policières à l'encontre des personnes LGBT aux États-Unis. Elle devient ensuite la première chargée de recherches pour les droits LGBT à Human Rights Watch, où elle rédige des rapports sur les violences anti-LBT au Kirghizistan, ainsi que la discrimination contre les couples homosexuels binationaux aux États-Unis. Elle rejoint IGLHRC en 2010, d'abord en tant que directrice de programmes, puis comme directrice exécutive provisoire.

Stern a étudié aux États-Unis, au Mexique et en Angleterre. Elle a reçu un master en droits de l'Homme à la London School of Economics, où son mémoire s'est vu décerner une mention.

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